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  • Curieux Hasard

Quels sont les textes de "Par un Curieux Hasard" qui ont été lus par plus d'un million de personnes❓

Dernière mise à jour : 13 sept.

Le récent engouement sur les réseaux sociaux fait exploser le nombre de lecteurs.

Parmis les 140 textes des livres "Par un Curieux Hasard", je vous partage les 3 dont les lecteurs ont dépassé le million (source : Facebook-Meta Business Suite) - Les livres sont disponibles ICI.


1. La Paix Profonde : 3.207.000 vues - 151.000 Interactions


— Maître, je vis avec tellement d’angoisses au quotidien. J’ai tellement de choses à penser, à accomplir, tout me devient insurmontable, et j’ai parfois l’impression d’être à deux doigts de craquer. Que faire ? — L’angoissé vit dans le futur, le dépressif vit dans le passé. Un jour tu comprendras qu’il n’y a rien à réussir, ni à accomplir, et encore moins à « gagner », qui ne trouve sa source dans le moment présent. Ce moment, qui, quand il est pleinement vécu, dissout les angoisses du futur et le poids du passé.

— C’est tellement facile à dire ! Je me suis toujours vue « en-haut », dans le haut du panier, et là j’ai l’impression de sombrer, de stagner dans ma vie, de ne plus être à la « hauteur » de mes objectifs. — Il n’y a pas « d’en haut » : Il y a éventuellement un dedans, et un dehors. Et tu es terriblement en-dehors de toi. Nous sommes pollués par des attentes illégitimes envers la vie, qui, faut-il le rappeler, ne nous est pas due. Ces constructions mentales nous font dire qu’il faut arriver là, ou là-bas, remplir tel objectif pour arriver à telle situation, et entretiennent une insatisfaction permanente.

— A t’entendre, je dois comprendre que je suis responsable de tout, c'est ça ? — Nous sommes souvent notre propre tortionnaire. Se préoccuper de son futur et ruminer son passé équivaut à passer la serpillière autour d’une baignoire dont le robinet est ouvert (ou faire le ménage dans une maison en feu). Tu n’es pas tes angoisses, tu n’es pas la serpillère, tu n’es pas l’eau qui coule. Il y’a un tyran en toi, ton mental, avec lequel tu refuses encore de rompre. Car il te dit : « si tu romps avec moi, tout ira mal, car tu ne contrôleras plus rien, et tu n’atteindras jamais ce que tu veux ». C’est son grand stratagème de défense. Nous ne sommes pas notre mental (nos pensées, ou nos croyances), puisque nous pouvons à tout moment l’observer nous torturer. Tu n’es déjà plus tout à fait cette personne qui passe la serpillère, puisque tu es à présent la spectatrice de cette scène.

— Il est clair que je me dis souvent : « Plus tard quand j’aurai ce job je serais heureuse. Plus tard quand j’aurai trouvé l’âme soeur je serais bien. Plus tard quand j’aurais telle situation je serais en paix… etc. » — Tout ce que nous avons, à chaque seconde s’appelle « maintenant » et le « plus tard » et le « un jour » nous en sépare et nous en prive. Il est d’une impopulaire sagesse d’affirmer que : Celui qui n’est pas en mesure d’être heureux maintenant quelle que soit la situation, ne pourra jamais vraiment l’être profondément. Car rien d’extérieur n’apporte de paix profonde. Pose la serpillière et trouve le robinet...

Stephan Schillinger




2. Les murailles du Soi : 1.552.000 vues - 63.000 Interactions


— Dis-moi, pourquoi ai-je parfois le sentiment d’être devenu(e) insensible ?

— Nous passons notre vie à poser des cloisons, ériger des murailles, et couler des chapes sur l'inconsolable, pour pouvoir continuer à avancer debout. Nous passons notre vie à conforter la conception individualiste d'une société malade en renforçant des concepts clivants : ego, identité, couple, famille, pays, race, genre. Nous passons notre vie à nous individualiser et à nous éloigner d'une "source" originelle dont nous sommes issus. Cette source dont notre ego et nos carapaces nous isolent.

— Mais alors, comment guérir de cet inconsolable, ces blessures ?

— Nous ne guérissons jamais vraiment de nos blessures, nous les enfermons, ou au mieux nous les dépassons par l'atteinte d'un autre niveau de conscience. Le surpassement de toute blessure nécessite l'atteinte d'un niveau de conscience plus élevé que celui dans lequel nous avons été blessés. L'atteinte de cette nouvelle conscience implique une introspection que seuls ceux qui sont prêts à « aller au front », et à « toucher le fond » pourront entamer. Et cela démarre souvent par l’atteinte d'un degré inacceptable, insupportable, de souffrance.

C'est, enfin, décider d’attaquer à la pioche la chape qu'ils ont coulée sur leurs traumatismes. C'est un parcours de guerrier fou, de sage malade. Un truc dans lequel tu te jettes corps et âme, pour aller au combat avec tes démons les plus enfouis, et avec ton soi. C'est entamer une destruction de toutes les couches de protection, carapaces, boucliers, pour reprendre contact avec « l’enfant intérieur », originel, en nous.

A chaque âge se forme sa conviction rassurante, sécurisante, protectrice, comme un parapluie ou un bouclier contre le vent. Alors on pense année après année le renforcer de ses expériences, le solidifier. Vient alors le jour où il nous est soudainement lourd, lourd, lourd de convictions et de certitudes, où l'on apprend le poids du superflu. Et vient avec lui le sentiment qu’il faut s’alléger et se laisser porter par le vent, noyer par la pluie, évaporer par le soleil.

Stephan Schillinger


3. Se cacher du monde : 957.000 vues - 43.700 Interactions


— Maitre, je suis fatiguée de cacher qui je suis vraiment, à mes amis, à mes parents, au monde… j’aimerais arriver à être "moi", sans compromis, cesser de me corrompre pour plaire, de faire semblant pour ne pas blesser, ou être jugée…

— C’est de toi-même que tu te caches… Si tu ne peux être toi-même face au monde, c’est parce que tu ne te regardes pas en face. Il y a une part de toi que tu cherches à fuir. Un aspect de toi que tu ne souhaites pas que les autres voient, et te renvoient.

— Peux tu m’en dire plus ?

— Toute ta vie, n’est qu’une succession d’échecs. Un immense échec. Tu n’as rien réussi, ni ce qu’on a toujours attendu de toi, ni ce que tu as le plus espéré. En même temps, toute ta vie est une successions de victoires, tu as absolument tout réussi, traversé toutes les épreuves, et remporté toutes les batailles que tu as mené. Tu es ridicule et grandiose, minable et majestueuse, incapable de regarder ces deux vérités en face et d’embrasser ce que tu es vraiment, alors tu te bats pour être le contraire de ce que TU ne veux pas voir de TOI.

Ces deux extrêmes te sont insupportables, alors tu traverses la vie en essayant de tenir debout au milieu. Et ta vie est une tentative de sauvegarde des apparences, que tu considères à présent comme un insupportable compromis, un éternel mensonge au monde, qui cache la plus grande vérité à ton sujet.

— Laquelle est-elle ?

— Qu’à la fois tu ne sera jamais à la hauteur de ce qu’on attend de toi, et qu’en même temps, tu as déjà tout réussi, et que tu es sortis triomphante de tout, et qu’il en sera toujours ainsi. C’est en embrassant pleinement ces deux insupportables vérités à ton sujet, que tu transcendes le besoin de paraître ni trop faible, de peur d’être rejetée, ni trop forte, de peur d’être jugée. C’est cela se rencontrer soi, c’est s’accepter dans toute l’étendue de ce que nous sommes, au delà du perpétuel jugement que tu émets à ton sujet.

C’est dire « oui je sais », et sourire en face, quand on te dit que tu es belle, grande et extraordinaire. Et dire « oui je sais », quand on te fait sentir tout le contraire. Mais fais bien attention, être soi-même, en acceptant ta lumière et ton ombre, irritera et effraiera ceux qui se fuient eux-mêmes... C’est réaliser que ceux qui nous empêchent d’être nous-même, ne se sont jamais rencontrés eux-même, n’ont jamais regardé en face leur incapacité à être ce qu’ils ont envie d’être. Atteindre cet endroit là de conscience de soi, puis d’acceptation de ce que tu es vraiment, c’est être capable de s’effondrer, d’abandonner et de se rendre.



S’ouvre alors cet espace où tu cesses de te corrompre, de te cacher, de chercher à plaire, et où enfin, tu te rencontres et permets à l’autre de te rencontrer vraiment. C’est cesser ce gigantesque commerce affectif où nous cherchons tous à remplir les attentes de l’autre, pour enfin recevoir ce que nous refusons de voir en nous-mêmes.

Stephan Schillinger



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